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Réduction des contrats aidés : les acteurs du secteur s'inquiètent |
"C'est une très mauvaise idée ; en 2003-2004, le gouvernement a fait machine arrière, et là c'est ce qui va se passer : on aura un coup de balancier de l'autre côté dans neuf mois ou un an…" L'annonce par le gouvernement de la réduction des contrats aidés a fortement fait réagir Gilles de Labarre, le président de l'association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), qui accompagne les demandeurs d'emploi. L'information, qui a été publiée dans le document budgétaire paru le 6 juillet 2010, est claire : "le volume des contrats aidés sera calibré en fonction des perspectives d'amélioration de la situation de l'emploi. Il est prévu respectivement 340.000, 270.000 et 200.000 nouveaux contrats non marchands en 2011, 2012 et 2013", soit une réduction de 140.000 en trois ans, et "les taux de subvention par l'Etat seront revus à la baisse". Le gouvernement a pourtant misé sur ces emplois aidés dans le cadre du nouveau plan Rebond, pour aider les chômeurs en fin de droit à retrouver une situation professionnelle. La mise en œuvre de 170.000 contrats aidés (120.000 dans les collectivités territoriales et les associations et 50.000 dans le secteur marchand) a ainsi été prévue, des contrats rebaptisés "contrats rebond". Ces contrats aidés, qui bénéficient donc de subventions de la part de l'Etat, permettent aux personnes les plus éloignées de l'emploi de se réinsérer socialement. Ils ont connu depuis le début de l'année 2010 des modifications : le contrat unique d'insertion (CUI) regroupant le contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) et le contrat initiative-emploi (CIE) sous le même cadre juridique ; le contrat d'avenir (CA) et le contrat insertion-revenu minimum d'activité (Cirma) ayant disparu." (source : Localtis)
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